<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel>
	<title>Ubikuity</title>
	<link>http://ubikuity.fr/</link>
	<description>Webzine pointu et curieux</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Ubikuity</title>
		<url>http://www.ubikuity.fr/IMG/siteon0.png</url>
		<link>http://ubikuity.fr/</link>
		<height>80</height>
		<width>188</width>
	</image>




	<item>
		<title>La nature humaine selon Edward O. Wilson (2)</title>
		<link>http://www.ubikuity.fr/La-nature-humaine-selon-Edward-O,88.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ubikuity.fr/La-nature-humaine-selon-Edward-O,88.html</guid>
		<dc:date>2009-05-25T19:19:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Arb</dc:creator>

<category domain="http://www.ubikuity.fr/-Pensee-Articles-.html">Pens&#233;e / Articles</category>


		<description>Seconde partie du dossier consacr&#233; &#224; Edward O. Wilson et &#224; la sociobiologie. Si vous n'avez pas encore lu la premi&#232;re partie, il vaut mieux commencer par l&#224; ! &lt;br /&gt;La sociobiologie soutient donc, d'une part, que les hommes naissent naturellement dot&#233;s de certaines facult&#233;s s&#233;lectionn&#233;es par l'&#233;volution de l'esp&#232;ce humaine et, d'autre part, que les institutions, produites par les comportements sociaux individuels agr&#233;g&#233;s, sont en partie d&#233;termin&#233;es par ces m&#234;mes facult&#233;s. Mais cela ne contredit-il pas une (...)


-
&lt;a href="http://www.ubikuity.fr/-Pensee-Articles-.html" rel="directory"&gt;Pens&#233;e / Articles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.ubikuity.fr/IMG/arton88.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;610&quot; height=&quot;412&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Seconde partie du dossier consacr&#233; &#224; Edward O. Wilson et &#224; la sociobiologie. Si vous n'avez pas encore lu la &lt;a href=&quot;http://ubikuity.fr/La-nature-humaine-selon-Edward-O.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;premi&#232;re partie&lt;/a&gt;, il vaut mieux commencer par l&#224; !&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La sociobiologie soutient donc, d'une part, que les hommes naissent naturellement dot&#233;s de certaines facult&#233;s s&#233;lectionn&#233;es par l'&#233;volution de l'esp&#232;ce humaine et, d'autre part, que les institutions, produites par les comportements sociaux individuels agr&#233;g&#233;s, sont en partie d&#233;termin&#233;es par ces m&#234;mes facult&#233;s. Mais cela ne contredit-il pas une fois encore la diversit&#233; pr&#233;c&#233;demment mentionn&#233;e des cultures humaines ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il n'est pas douteux, en effet, que les soci&#233;t&#233;s humaines soient tr&#232;s vari&#233;es, ni que la plasticit&#233; des comportements humains soit bien sup&#233;rieure &#224; celle des comportements des autres esp&#232;ces animales. Mais l'opposition st&#233;rile entre l'unicit&#233; de la nature humaine et la multiplicit&#233; des cultures humaines doit &#234;tre d&#233;pass&#233;e, et les hypoth&#232;ses de la sociobiologie rendent possible ce d&#233;passement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout d'abord, la diversit&#233; culturelle dont il est question ne rel&#232;ve pas empiriquement de la pure multiplicit&#233;. Si tel &#233;tait le cas, alors les cultures seraient incapables de se comprendre les unes les autres et les hommes de se reconna&#238;tre comme tels. Et ces deux cons&#233;quences sont manifestement fausses. Le simple fait de constater la diversit&#233; de l'humanit&#233; pr&#233;suppose que les diff&#233;rents groupes humains puissent &#234;tre regroup&#233;s sous ce concept d'humanit&#233;, qu'ils constituent &#233;videmment une communaut&#233; naturelle transcendant les divisions culturelles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ensuite, s'il est vrai que les institutions sont enracin&#233;es dans le patrimoine g&#233;n&#233;tique adaptatif de l'esp&#232;ce, cela n'implique pas pour autant que les institutions soient enti&#232;rement d&#233;termin&#233;es par ce patrimoine. Par exemple, la pulsion d'&#233;vitement de l'inceste contraint les soci&#233;t&#233;s humaines &#224; adopter des codes prohibant des unions consanguines, mais elle ne les contraint pas &#224; adopter un certain code. Dans la mesure m&#234;me o&#249; ils sont capables de rationaliser et d'exprimer symboliquement leurs pulsions, les hommes ont, en partie, la charge d'instituer les formes sociales selon lesquelles ils vont vivre et manifester leurs inclinations naturelles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, les hypoth&#232;ses de la sociobiologie n'impliquent pas n&#233;cessairement un strict d&#233;terminisme g&#233;n&#233;tique, c'est-&#224;-dire qu'elles n'impliquent pas que tel g&#232;ne particulier cause invariablement et in&#233;luctablement un trait ph&#233;notypique particulier. En effet, la g&#233;n&#233;tique a d&#233;couvert que l'expression d'un g&#232;ne est modul&#233;e par son interaction avec l'environnement et que chaque g&#232;ne a une norme de r&#233;action qui est l'ensemble des diff&#233;rentes manifestations ph&#233;notypiques lui &#233;tant associ&#233;es, selon les diff&#233;rents environnements dans lesquels il s'exprime. Bien &#233;videmment, la norme de r&#233;action est plus ou moins importe selon les g&#232;nes. Certains d'entre eux d&#233;terminent tr&#232;s fortement le ph&#233;notype, qui ne varie quasiment pas selon les milieux. Certains autres, au contraire, d&#233;terminent tr&#232;s l&#226;chement le ph&#233;notype, qui peut alors varier &#233;norm&#233;ment en fonction de l'environnement. Compte tenu de cela, il est ais&#233; d'expliquer comment la sociobiologie articule l'unicit&#233; de la nature humaine avec la diversit&#233; des comportements sociaux : la nature humaine est constitu&#233;e de programmes universels dont l'expression modul&#233;e par l'interaction des g&#232;nes et de l'environnement socioculturel cause une partie notable des variations interculturelles et interindividuelles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par ailleurs, le mod&#232;le g&#233;n&#233;ral de la sociobiologie permet aussi de corriger le concept d'universel anthropologique et de modifier ainsi l'interpr&#233;tation des donn&#233;es ethnographiques pr&#233;c&#233;demment mentionn&#233;es. Un universel anthropologique ne doit plus &#234;tre con&#231;u comme un trait se rencontrant effectivement dans tous les cas observables, mais comme une moyenne statistique, dont l'&#233;cart-type est plus ou moins important &#8211; et probablement jamais nul, au contraire de ce qu'imposait l'ancienne signification du concept - ou bien, plus g&#233;n&#233;ralement, comme un trait physique ou social vers lequel convergent effectivement, de fa&#231;on remarquable, les hommes ou les groupes culturels humains. Cette nouvelle conception de l'universel anthropologique permet d'en d&#233;gager de nombreux des donn&#233;es ethnographiques, parmi lesquels, p&#234;le-m&#234;le : l'&#233;vitement de l'inceste, la symbolisation des contenus mentaux, la valorisation du statut social, les comportements altruistes et x&#233;nophobes, la division en trois-quatre couleurs primaires, la division en phon&#232;mes, les comportements contractuels, la famille nucl&#233;aire, la division sexuelle des t&#226;ches sociales, les mimiques faciales, etc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La sociobiologie parvient donc, semble-t-il, &#224; concilier l'unicit&#233; de la nature humaine avec la diversit&#233; des cultures et des comportements sociaux, ainsi qu'&#224; comprendre l'existence de certains universaux culturels, en expliquant que les ph&#233;nom&#232;nes sociaux sont caus&#233;s, au moins en partie, par l'interaction entre des pr&#233;dispositions &#233;pig&#233;n&#233;tiques universelles, h&#233;rit&#233;es de l'&#233;volution adaptative de l'esp&#232;ce humaine, et des situations environnementales socioculturelles qui modulent l'expression de ces derni&#232;res. Elle permet aussi, ce faisant, de concilier les sciences naturelles et les sciences sociales, en se proposant d'&#233;tablir une anthropologie solide et pertinente, capable de fournir une partie des principes dynamiques du comportement social humain et des &#233;volutions sociales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela &#233;tant dit, n'est-il pas envisageable que, dans la mesure o&#249; elle s'efforce de d&#233;couvrir et d'&#233;tudier les inclinations et les contraintes naturelles qui structurent le comportement humain et l'&#233;volution sociale, la sociobiologie puisse int&#233;resser, outre les sp&#233;cialistes des sciences sociales, les th&#233;oriciens et les hommes politiques ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Etant vraisemblable qu'une pratique humaine et qu'une th&#233;orie de la pratique humaine sont d'autant plus pertinentes et efficaces qu'elles connaissent bien le domaine auquel elles se rapportent, il est tr&#232;s probable que la sociobiologie soit amen&#233;e, &#224; l'instar des sciences sociologiques et &#233;conomiques, &#224; int&#233;resser les sp&#233;cialistes des choses politiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toutefois, et bien qu'on l'en ait souvent accus&#233;e, elle ne saurait en aucune fa&#231;on justifier le discours d'un th&#233;oricien politique qui &#233;l&#232;verait au rang d'id&#233;aux &#171; naturels &#187; du politique les contraintes et les pr&#233;dispositions qu'elle examine. Et ce pour une raison au moins : si la nature humaine est adaptative, c'est-&#224;-dire si elle est r&#233;ellement le produit de l'&#233;volution de l'esp&#232;ce humaine, elle n'est plus, en partie du moins, adapt&#233;e aux environnements culturels contemporains. En effet, selon toute vraisemblance, la nature humaine s'est constitu&#233;e au pal&#233;olithique. Et elle &#233;tait alors adaptative et adapt&#233;e. Mais, l'&#233;volution culturelle s'effectuant bien plus rapidement que l'&#233;volution biologique, les populations humaines sont amen&#233;es &#224; vivre aujourd'hui dans des environnements profond&#233;ment diff&#233;rents (les soci&#233;t&#233;s industrielles, par exemple) pour lesquels elles ne sont pas correctement adapt&#233;es. Ce d&#233;calage entre les pr&#233;dispositions et l'environnement explique, par exemple, que les hommes soient toujours altruistes, alors m&#234;me que la consanguinit&#233; des communaut&#233;s dans lesquelles ils vivent, consanguinit&#233; qui constituait l'une des conditions environnementales qui rendaient ce comportement adapt&#233;, est bien plus faible aujourd'hui qu'autrefois. Le sexisme et la x&#233;nophobie, m&#234;me s'ils sont naturels, n'en sont pas pour autant n&#233;cessairement adapt&#233;s aux nouveaux environnements que sont les soci&#233;t&#233;s industrielles, ni forc&#233;ment dignes d'&#234;tre &#233;lev&#233;s au rang d'id&#233;aux politiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La sociobiologie n'est que l'&#233;tude scientifique syst&#233;matique des bases biologiques du comportement social (humain et animal), et il serait tout &#224; fait faux et malhonn&#234;te de voir en elle une id&#233;ologie, aux allures scientifiques et au service d'une politique quelconque.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://www.ubikuity.fr/IMG/jpg/15wils_650.jpg" length="63754" type="image/jpeg" />
		

	</item>



	<item>
		<title>La nature humaine selon Edward O. Wilson (1)</title>
		<link>http://www.ubikuity.fr/La-nature-humaine-selon-Edward-O.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.ubikuity.fr/La-nature-humaine-selon-Edward-O.html</guid>
		<dc:date>2009-05-23T13:47:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Arb</dc:creator>

<category domain="http://www.ubikuity.fr/-Pensee-Articles-.html">Pens&#233;e / Articles</category>


		<description>Cet article constitue la premi&#232;re partie d'un dossier consacr&#233; &#224; la question de la nature humaine, vue &#224; travers le prisme de la sociobiologie et notamment d'un de ses repr&#233;sentants : Edward O. Wilson. &lt;br /&gt;Le concept philosophique de nature humaine signifie traditionnellement que les hommes, &#224; l'instar de tous les &#234;tres vivants, sont dot&#233;s de certains traits corporels, mentaux et comportementaux, caract&#233;ristiques de leur esp&#232;ce. Aristote concevait, par exemple, les hommes comme des animaux (...)


-
&lt;a href="http://www.ubikuity.fr/-Pensee-Articles-.html" rel="directory"&gt;Pens&#233;e / Articles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.ubikuity.fr/IMG/arton87.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;650&quot; height=&quot;450&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Cet article constitue la premi&#232;re partie d'un dossier consacr&#233; &#224; la question de la nature humaine, vue &#224; travers le prisme de la sociobiologie et notamment d'un de ses repr&#233;sentants : Edward O. Wilson.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le concept philosophique de nature humaine signifie traditionnellement que les hommes, &#224; l'instar de tous les &#234;tres vivants, sont dot&#233;s de certains traits corporels, mentaux et comportementaux, caract&#233;ristiques de leur esp&#232;ce. &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Aristote&lt;/strong&gt; concevait, par exemple, les hommes comme des animaux naturellement sociables et rationnels, tandis que &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Thomas Hobbes&lt;/strong&gt; se les figurait comme des animaux naturellement craintifs et port&#233;s &#224; l'inimiti&#233;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Nature humaine et diversit&#233; culturelle&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cependant, croire que l'esp&#232;ce humaine est caract&#233;ris&#233;e par certains traits naturels implique de croire que ces traits sont universellement partag&#233;s par les hommes, quelles que soient, par ailleurs, la culture et l'&#233;poque consid&#233;r&#233;es. En effet, par d&#233;finition, un trait naturel sp&#233;cifique est un trait qui se rencontre chez tous les individus d'une esp&#232;ce, au contraire d'un trait culturel, qui peut ne s'observer qu'au sein d'une certaine culture.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or, l'exp&#233;rience ordinaire comme les travaux ethnographiques paraissent plut&#244;t sugg&#233;rer que les institutions culturelles et les comportements sociaux humains sont d'une grande diversit&#233;. Illustr&#233;e par l'&#339;uvre litt&#233;raire et philosophique de Michel de Montaigne, et th&#233;oris&#233;e par &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Franz Boas&lt;/strong&gt;, cette vari&#233;t&#233; extr&#234;me du monde humain para&#238;t contredire nettement l'existence d'universaux anthropologiques et culturels et, par voie de cons&#233;quence, la r&#233;alit&#233; d'une nature humaine. Comment, en effet, est-il possible de soutenir que les hommes sont par naissance dot&#233;s de traits communs &#224; toute l'esp&#232;ce, si seule une pure diversit&#233; de traits est effectivement observable ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S'appuyant sur cet axiome de l'irr&#233;ductible diversit&#233; des cultures humaines, et reprenant de facto la croyance traditionnelle en une rupture ontologique entre les hommes et les animaux, qui justifie l'actuelle polarisation de la communaut&#233; scientifique entre les sciences de la culture et les sciences de la nature, les sciences sociales se sont progressivement constitu&#233;es et d&#233;velopp&#233;es au sein d'un paradigme culturaliste radical, selon lequel toute r&#233;alit&#233; humaine est en derni&#232;re instance d&#233;termin&#233;e par la culture. Pour le dire plus pr&#233;cis&#233;ment, les sciences sociales croient fermement que tous les aspects d'un homme, ses penchants et ses id&#233;aux moraux comme ses sch&#233;mas de cognition, ses go&#251;ts esth&#233;tiques comme ses comportements sociaux, ses pr&#233;f&#233;rences sexuelles comme les formes de son corps, sont produits en dernier lieu par la culture &#224; laquelle il appartient. Omnis cultura ex cultura. Les travaux de Margaret Mead comme ceux de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Pierre Bourdieu&lt;/strong&gt; sont des exemples frappants de ce culturalisme radical. En effet, tandis que pour la premi&#232;re les identit&#233;s masculines et f&#233;minines sont des constructions sociales et, ce faisant, des r&#233;alit&#233;s conventionnelles et particuli&#232;res, pour le second les comportements sociaux d'un individu quelconque sont d&#233;termin&#233;s par l'excitation et l'actualisation contextuelles de certains sch&#233;mas comportementaux, ant&#233;rieurement int&#233;rioris&#233;s et typiques de la classe sociale &#224; laquelle ce m&#234;me individu appartient. Dans la majeure partie des cas donc, les hommes sont con&#231;us comme des tables rases que remplissent librement les cultures. Et, bien entendu, dans la mesure o&#249; les hommes ne sont naturellement rien, les institutions culturelles ne d&#233;pendent en aucune fa&#231;on des r&#233;alit&#233;s biologiques et psychologiques. Le concept de nature humaine semble donc priv&#233; de toute signification scientifique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans les cas o&#249; certains th&#233;oriciens essaient d'expliquer les ph&#233;nom&#232;nes sociaux en tenant compte des traits anthropologiques pr&#233;-sociaux, il n'est pas rare de les voir mobiliser une anthropologie rudimentaire et arbitraire, pour ne pas dire fausse. L'&#233;conomie n&#233;oclassique suppose, par exemple, que les individus sont mus &#224; leur seule volont&#233; de maximiser leur utilit&#233; et qu'ils &#233;laborent leurs actions en ajustant les moyens aux fins selon une rationalit&#233; parfaite. Or, de nombreux travaux des sciences psychologiques et comportementales ont r&#233;fut&#233; ces deux postulats. Les r&#233;sultats du test des quatre cartes de Wason [&lt;a href=&quot;http://www.ubikuity.fr/#nb5-1&quot; name=&quot;nh5-1&quot; id=&quot;nh5-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] Le test des quatre cartes de Wason : 1) On place un individu devant (...)' &gt;1&lt;/a&gt;] sugg&#232;rent fortement que l'intelligence humaine n'est pas naturellement exempte de biais, et ceux du jeu de l'ultimatum [&lt;a href=&quot;http://www.ubikuity.fr/#nb5-2&quot; name=&quot;nh5-2&quot; id=&quot;nh5-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] Le jeu de l&amp;#39;ultimatum : 1) On promet &#224; un premier individu de lui offrir (...)' &gt;2&lt;/a&gt;] prouvent que les hommes ne sont pas indiff&#233;rents &#224; la moralit&#233; de leurs actions et de leurs intentions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, le paradigme culturaliste des sciences sociales est demeur&#233; aveugle aux travaux des sciences naturelles, qui tendent tous &#224; sugg&#233;rer que l'impact des facteurs inn&#233;s et g&#233;n&#233;tiques sur le comportement culturel des hommes n'est ni nul, ni n&#233;gligeable. Parmi ces travaux, il est possible de citer ceux de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Charles Murray&lt;/strong&gt; et &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Richard Herrnstein&lt;/strong&gt; sur l'h&#233;ritabilit&#233; de l'intelligence, ceux de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Konrad Lorenz&lt;/strong&gt; sur l'agressivit&#233;, ceux de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Noam Chomsky&lt;/strong&gt; sur les bases inn&#233;es de l'apprentissage des langues et, enfin, ceux du cognitivisme sur les structures inn&#233;es de la cognition et de la perception humaines.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Edward O. Wilson et la sociobiologie&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par ailleurs, depuis plus d'un si&#232;cle, les sciences de la biologie &#233;volutive r&#233;int&#232;grent les hommes dans l'arbre phylog&#233;n&#233;tique du vivant, en expliquant que l'esp&#232;ce humaine, comme toutes les esp&#232;ces vivantes, est le produit de l'&#233;volution du vivant par s&#233;lection naturelle. Or, si tel est r&#233;ellement le cas, alors il n'est pas d&#233;raisonnable de supposer que les traits corporels, mentaux et comportementaux humains, comme ceux des autres esp&#232;ces animales et v&#233;g&#233;tales, sont structur&#233;s par des programmes inn&#233;s, s&#233;lectionn&#233;s lors de l'&#233;volution de l'esp&#232;ce. L'exploitation th&#233;orique syst&#233;matique de cette hypoth&#232;se g&#233;n&#233;rale est d&#233;fendue par l'entomologiste &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Edward O. Wilson&lt;/strong&gt;, depuis la publication, en 1975, de son ouvrage intitul&#233; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Sociobiology : the New Synthesis&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Edward O. Wilson&lt;/strong&gt; est n&#233; en Alabama en 1929 et a obtenu son PhD de biologie &#224; Harvard en 1955. Sp&#233;cialiste des insectes et de leur utilisation des ph&#233;romones, il s'est efforc&#233; de diffuser et de populariser la sociobiologie, qu'il d&#233;finit lui-m&#234;me comme l'&#233;tude syst&#233;matique des bases biologiques du comportement social.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les travaux de la sociobiologie sont originellement issus de l'&#233;tude de certaines esp&#232;ces animales, dont l'organisation sociale et le comportement paraissent contredire les hypoth&#232;ses fondamentales de la th&#233;orie n&#233;odarwinienne de l'&#233;volution des esp&#232;ces. Selon cette derni&#232;re, tous les &#234;tres vivants cherchent naturellement &#224; survivre suffisamment longtemps pour pouvoir se reproduire, c'est-&#224;-dire faire prolif&#233;rer leurs g&#232;nes. Or, parmi les diff&#233;rents individus composant une certaine population sp&#233;cifique, certains sont dot&#233;s de traits ph&#233;notypiques qui, les adaptant mieux &#224; leur environnement que leurs cong&#233;n&#232;res, leur permettent de se reproduire plus qu'eux. Cette variabilit&#233; ph&#233;notypique des populations vivantes est l'une des conditions n&#233;cessaires &#224; l'&#233;volution des esp&#232;ces. Par ailleurs, comme ces traits sont d&#233;termin&#233;s par l'interaction entre les g&#233;notypes individuels et l'environnement, il s'ensuit que les g&#232;nes dont les porteurs sont les mieux adapt&#233;s sont ceux qui se diffusent le plus au sein de la population sp&#233;cifique consid&#233;r&#233;e, et ce jusqu'&#224; y devenir pr&#233;dominants. Ce processus est celui de la s&#233;lection naturelle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Partant de cette th&#233;orie, il peut sembler difficile d'expliquer certains types de comportements sociaux, comme, par exemple, les comportements altruistes. En effet, comment comprendre, d'un point de vue &#233;volutif, qu'un individu puisse en aider un autre, si ces deux individus sont en concurrence pour la diffusion de leurs g&#232;nes ? Et, de mani&#232;re plus extr&#234;me, comme on peut l'observer chez des esp&#232;ces comme celles des fourmis, comment certains g&#232;nes inclinant &#224; un altruisme total, &#233;tranger &#224; toute reproduction individuelle, pourraient-ils &#234;tre transmis et donc s&#233;lectionn&#233;s ? La r&#233;ponse paradoxale &#224; ce probl&#232;me a &#233;t&#233; donn&#233;e par &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;William D. Hamilton&lt;/strong&gt; : un comportement altruiste peut, sous certaines conditions, &#234;tre plus capable de favoriser la diffusion des g&#232;nes de celui qui l'adopte, qu'un comportement &#233;go&#239;ste. Elaborant le mod&#232;le de la s&#233;lection de parent&#232;le, le biologiste britannique &#233;tablit qu'un comportement altruiste est mieux adapt&#233; qu'un comportement &#233;go&#239;ste dans le cadre des groupes sp&#233;cifiques fortement consanguins &#8211; comme ceux des fourmis et des abeilles. La coop&#233;ration entre les chasseurs pal&#233;olithiques peut servir &#224; illustrer intuitivement cette th&#233;orie. En effet, si plusieurs hommes s'unissent pour chasser, alors ils sont susceptibles d'obtenir plus de nourriture que s'ils &#233;taient rest&#233;s isol&#233;s. Or, s'ils obtiennent plus de nourriture, ils sont alors capables de rester en vie plus longtemps et de se reproduire plus fr&#233;quemment. Et, si ces hommes sont fortement apparent&#233;s d'un point de vue g&#233;n&#233;tique, alors la diffusion de leurs g&#232;nes communs est plus importante que celle qui aurait eu lieu, s'ils n'avaient pas coop&#233;r&#233;. Leur comportement altruiste favorise donc la prolif&#233;ration de leurs g&#232;nes communs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Reprenant les travaux de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;William D. Hamilton&lt;/strong&gt;, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Edward O. Wilson&lt;/strong&gt; suppose que les comportements sociaux d'un individu (animal ou humain) sont plus ou moins fortement d&#233;termin&#233;s par l'h&#233;ritage g&#233;n&#233;tique adaptatif de son esp&#232;ce. S'opposant au paradigme culturaliste radical des sciences sociales, l'entomologiste pr&#233;tend explicitement r&#233;habiliter le concept de nature humaine, en d&#233;finissant cette derni&#232;re, dans son ouvrage intitul&#233; L'unicit&#233; du savoir, comme l'ensemble des r&#232;gles &#233;pig&#233;n&#233;tiques communes &#224; tous les individus de l'esp&#232;ce humaine. Une r&#232;gle &#233;pig&#233;n&#233;tique peut &#234;tre grossi&#232;rement d&#233;finie comme un principe inn&#233;, d'origine g&#233;n&#233;tique et adaptative, qui permet aux individus de capter et de traiter inconsciemment et spontan&#233;ment des informations environnementales, et d'&#233;laborer, tout aussi spontan&#233;ment et inconsciemment, des sc&#233;narii d'actions, constituant des r&#233;ponses cens&#233;ment adapt&#233;es &#224; la situation dans laquelle ils se trouvent. Bien &#233;videmment, dans le cas de l'esp&#232;ce humaine, l'environnement &#233;tant la soci&#233;t&#233; elle-m&#234;me, il s'ensuit que l'apprentissage d'une culture, le d&#233;veloppement des comportements sociaux et l'&#233;laboration d'institutions sociales sont les produits de l'interaction entre des pr&#233;dispositions cognitives, perceptives, affectives et comportementales &#233;pig&#233;n&#233;tiques, et les environnements socioculturels dans lesquels vivent les hommes. L'une des t&#226;ches majeures de la recherche sociobiologique est &#233;videmment de faire &#171; l'arch&#233;ologie &#187; des r&#232;gles &#233;pig&#233;n&#233;tiques qui d&#233;terminent la vie sociale des individus et l'&#233;volution m&#234;me des soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;vitement de l'inceste : approche sociobiologique&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un cas embl&#233;matique d'une approche sociobiologique d'un ph&#233;nom&#232;ne culturel est celui de l'&#233;vitement de l'inceste. Selon la th&#233;orie dominante de ce ph&#233;nom&#232;ne culturel, qui est celle de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Claude L&#233;vi-Strauss&lt;/strong&gt;, l'&#233;vitement de l'inceste est une norme culturelle universelle qui fonde les soci&#233;t&#233;s humaines en contraignant les individus &#224; &#233;changer les femmes de leur famille. Mais cette interpr&#233;tation ne tient pas compte du fait que l'&#233;vitement de l'inceste n'est pas un ph&#233;nom&#232;ne propre &#224; l'esp&#232;ce humaine, que plusieurs esp&#232;ces animales pratiquent &#233;galement cet &#233;vitement. Il n'est donc pas d&#233;raisonnable de supposer que la prohibition de l'inceste puisse avoir un fondement adaptatif.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or, si l'on se risque &#224; une tentative d'explication sociobiologique de ce ph&#233;nom&#232;ne culturel, il est alors tr&#232;s facile d'imaginer quel fait biologique a pu servir de pierre de touche s&#233;lective pour contraindre l'&#233;volution de certaines esp&#232;ces et l'orienter vers la constitution d'une r&#232;gle &#233;pig&#233;n&#233;tique inhibant l'attrait sexuel entre proches parents. Ce fait biologique est &#233;videmment les cons&#233;quences g&#233;n&#233;tiques et d&#233;mographiques funestes des unions incestueuses, qui aboutissent fr&#233;quemment &#224; des fausses couches ou bien &#224; la procr&#233;ation d'enfants anormaux. En effet, si, dans une population sp&#233;cifique originelle, certains individus sont dot&#233;s de traits d&#233;favorisant les comportements incestueux, alors, les g&#233;n&#233;rations passant, les descendants de ces individus se substituent &#224; ceux des individus ne disposant pas de ces traits, et la population sp&#233;cifique nouvelle finit par pr&#233;senter typiquement un comportement d'&#233;vitement de l'inceste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et il existe bel et bien un m&#233;canisme naturel pouvant correspondre &#224; cette pr&#233;disposition &#233;pig&#233;n&#233;tique suppos&#233;e. Ce m&#233;canisme, appel&#233; effet de Westermarck, assure l'inhibition sexuelle des individus ayant v&#233;cu leur enfance dans une proximit&#233; domestique. Il est &#224; noter que ce m&#233;canisme a re&#231;u de nombreuses confirmations empiriques. Premi&#232;rement, les individus non-consanguins ayant pass&#233; leur enfance dans les conditions pr&#233;c&#233;demment mentionn&#233;es n'&#233;prouvent (presque) jamais aucun attrait sexuel les uns pour les autres. Deuxi&#232;mement, le nombre d'incestes est plus &#233;lev&#233; entre des individus n'ayant pas &#233;t&#233; &#233;lev&#233;s ensemble, qu'entre des individus l'ayant &#233;t&#233;. Enfin, troisi&#232;mement, les mariages contract&#233;s entre des individus non-consanguins mais ayant connu durant leur enfance une grande proximit&#233; domestique sont beaucoup plus instables que les mariages ordinaires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela &#233;tant dit, la th&#233;orie sociobiologique de l'&#233;vitement de l'inceste para&#238;t donc tout &#224; fait plausible et acceptable, et, par suite, il semble bien que la prohibition de l'inceste ne soit pas purement et simplement l'effet d'une norme culturelle. Mais il s'ensuit &#233;galement que les diff&#233;rents codes culturels interdisant ou r&#233;glementant les incestes d&#233;rivent en derni&#232;re instance d'une pulsion &#233;pig&#233;n&#233;tique s&#233;lectionn&#233;e par l'histoire adaptative de l'esp&#232;ce humaine. Les institutions morales, sociales et juridiques prohibant l'inceste peuvent donc &#234;tre con&#231;ues comme &#233;tant les expressions publiques et symboliques d'une forte inclination naturelle des individus. Il faut noter au passage que l'expression symbolique, la rationalisation et la publication des contenus mentaux sont des comportements typiques de l'esp&#232;ce humaine, rendus possibles par le d&#233;veloppement du n&#233;o-cortex.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De m&#234;me, l'importance culturelle de la figure du serpent, que l'on retrouve dans plusieurs cultures amazoniennes, mais aussi dans les mythologies romaine (Esculape), h&#233;bra&#239;que (le diable), &#233;gyptienne (Apophyse) et nordique (Nidh&#246;gg), proviendrait, selon &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Edward O. Wilson&lt;/strong&gt;, de l'expression symbolique et culturelle d'une pulsion herp&#233;tophobe, commune &#224; de nombreuses esp&#232;ces de mammif&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://ubikuity.fr/La-nature-humaine-selon-Edward-O,88.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Cliquez ici pour lire la seconde partie du dossier.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.ubikuity.fr/#nh5-1&quot; name=&quot;nb5-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 5-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Le test des quatre cartes de Wason :
1) On place un individu devant quatre cartes : 4, R, 5 et V.
2) On lui dit que chacune de ces cartes a sur l'une de ses faces un nombre et sur l'autre une lettre.
3) On formule cette hypoth&#232;se : toutes les cartes dont l'une des faces porte un 4, porte sur l'autre face un R.
4) On lui demande : quelle(s) carte(s) devez-vous retourner pour v&#233;rifier la v&#233;rit&#233; de cette hypoth&#232;se, dans la mesure o&#249; vous devez retourner toutes les cartes n&#233;cessaires &#224; cette v&#233;rification, mais aucune qui soit inutile pour cela.
5) On sait que les cartes &#224; retourner sont les cartes 4 et V.
6) On observe que la plupart des individus &#233;chouent &#224; ce test. Soit ils retournent une seule carte, soit ils retournent des cartes inutiles. L'une des erreurs les plus fr&#233;quentes consiste &#224; retourner la carte R.
7) On suppose donc que la logique naturelle des hommes n'est pas tout &#224; fait correcte.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.ubikuity.fr/#nh5-2&quot; name=&quot;nb5-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 5-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Le jeu de l'ultimatum :
1) On promet &#224; un premier individu de lui offrir une certaine somme, s'il parvient &#224; faire accepter &#224; un second individu une partie de cette m&#234;me somme. Le second individu est au courant du contrat. Bien &#233;videmment, la somme offerte au second individu est retir&#233;e de la somme offerte au premier individu. Et si le second individu refuse la somme propos&#233;e par le premier individu, alors aucun des deux ne re&#231;oit une somme quelconque.
2) On formule l'hypoth&#232;se conforme &#224; l'&#233;conomie n&#233;oclassique : le premier individu va offrir une somme minimale et le second individu va l'accepter. S'ils agissent ainsi, les deux individus semblent maximiser leur utilit&#233;.
3) On observe que la plupart du temps la somme offerte par le premier individu n'est pas minimale et que, parfois, le second individu refuse la somme offerte par le premier pour se venger de sa mesquinerie.
4) On suppose donc que les hommes ne sont pas indiff&#233;rents &#224; la moralit&#233; de leurs actions et de leurs intentions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://www.ubikuity.fr/IMG/jpg/610x.jpg" length="55835" type="image/jpeg" />
		

	</item>





</channel>

</rss>
